30 novembre 2006

alpha blondy : le père du reggae africain

alpha blondy Alpha Blondy, de son vrai nom Seydou Koné, dont le prénom est celui de son grand-père décédé, est né en Côte d’Ivoire à Dimbokro en 1953.
Il fut est élevé par sa grand-mère, il est l’aîné d’une famille de huit enfants.
alpha blondy De 1962 à 72 Seydou Koné, vit à Odjenné.
Il a fait des études quelques temps à Monrovia, au Libéria, pour apprendre l’anglais.
Alors qu'il était inscrit en internat, Alpha forme le groupe "Atomic Vibrations".
Mais il est renvoyé car il s'intéressait plus à la musique qu'à ses cours..
en 1973, il part pour le libéria, il reviendra un an après.
En 1976, Alpha Blondy débarque à New York et perfectionne son anglais pour rentrer à l’université.
Accepté à Columbia, il suit l’American Language Program destiné aux étudiants étrangers et enchaîne les petits boulots pour se faire de l’argent.
Il évolue aussi, comme la plupart des Africains, dans le milieu jamaïcain où il découvre le reggae. A Central Park, il approche la philosophie rasta au concert de Burning Spear.
alpha blondy Mais il tombe malade. Alors qu’un médecin lui prescrit le repos, un ami ivoirien l’invite chez lui, au Texas.
Jaguer quitte New York pour Waco et ses usines de poulets. Puis il trouve enfin un job chez le plus grand distributeur de musiques chrétiennes. Il rencontre aussi le producteur Clive Hunt.
Grâce à lui, il enregistre huit chansons.
Mais le disque, à cause d’un problème de trésorerie, ne sort pas..
Au bout de quatre ans aux Etats-Unis, Alpha Blondy retourne en Côte d’Ivoire, en 1980.
retour au pays :
alpha blondy à son retour, il est hébergé à Abidjan avec des musiciens ghanéens, du ghetto d’Adjamé, il répète sous le nom d’Alpha, lettre du commencement prédestinée à une nouvelle vie.
En 81, Roger Fulgence Kassy, un ami d’enfance, lui propose de passer dans son émission : "Première chance".
le chanteur bientôt trentenaire interprète trois de ses compositions et "Christopher Colombus" de Burning Spear.
Son passage télé a suscité un tel engouement que la légende du jazz Benson, lui propose de produire son premier album. Mais Quand "Jah Glory" sort, sa grand mère décède.
Alpha chante en dioula, en français anglais, et plusieurs dialectes africains .
Sa carrière commence avec la sortie africaine en 1982 de "Jah Glory" qui est sortie en 1983 en France sous le nom de "Rasta Poue".
Le titre "Brigadier sabari" : est un véritable succès en Côte d’Ivoire alpha chante un
« Brigadier, pitié ! »,
contre la police locale qui abuse des violences : il relate une expérience personnelle où il a été témoin d’une "opération coup de poing" de la police ivoirienne. Le reggae, jusqu’alors synonyme de Jamaïque, fait partie du paysage musical de la Côte d’Ivoire.
Alpha Blondy enregistre son deuxième album à Paris et mixe " Cocody Rock " à Londres, mais la chanson qui donne son titre au second opus est enregistrée à Kingston, avec les Wailers.
Véritable bête de scène, le "Marley" Ivoirien remplit les salles et les stades.

  • il sort, en 1985, « Apartheid is Nazism », hymne à la paix et à la liberté.
  • En 86, c’est le tour de l’album « Jerusalem ».
  • Après « The Prophets », paru en 1989,
  • « Masada », en 1992. « Rendez-vous ».
  • On dit qu’i la tenté de se suicider, en 1993, il revient rasé, et avec un album plus mystique que jamais : « Dieu ». La chanson Heal me "Guéris moi" prédisent d’autres ennuis de santé qui le conduiront à effectuer des séjours en hôpital psychiatrique.
  • sort ensuite "Elohim" qui veut dire « Dieu » ou « Je suis la multitude » en hébreu. Dans le titre "Les voleurs de la République" on peut entendre :
« Ali Baba et les quarante voleurs sont de retour, Les lèche-bottes ont
baissé leur pantalon Et ils s’érigent en donneurs de leçons, Le complot du
silence persévère, La langue de bois exaspère. Ce triste constat me désespère …
SOS, les voleurs de la République ... SOS ils volent nos deniers publics ».


La sortie de l'album coïncide avec une grave crise politique en Côte d’Ivoire. Les prises de position d'Alpha Blondy font de lui un personnage public incontournable quand il s’agit d’évoquer la situation du pays.

alpha céde tous les droits de la chanson "Journalistes en danger" (démocrature) en faveur de Reporter Sans Frontières.

RSF avait contacté Alpha concernant l’affaire Norbert Zongo le journaliste burkinabé dont le corps fut retrouvé calciné dans son véhicule le 13 décembre 98.

Blondy a alors ajouté à ce morceau :

« Au clair de la lune Mon ami Zongo Refusa de bâillonner sa plume Au Burkina
Faso Et Zongo est mort brûlé par le feu Que justice soit faite pour l’amour de
Dieu ».


alpha blondy Sa récente nomination en tant que Messager de la paix pour l'ONU le conforte dans sa position de critique des politiciens. Alpha Blondy est un artiste incontournable du reggae africain et par là du reggae mondial.

Il vit toujours en côte d’ivoire.
il est celui qui prône la réconciliation dans une côte d’ivoire aujourd’hui divisé :

" je prends ma vieille bible, ma torah, mon vieux coran…"

Alpha Blondy critiquait déjà la tribalisation de la vie politique ivoirienne

" Ils ont dioulaïsé le débat, ils ont bétéïsé le débat, ils ont baoulisé le
débat."
alpha blondy
Alpha Blondy, "interplanetary revolution" :

27 novembre 2006

proverbe de jamaique

26 novembre 2006

peter tosh, the stepping razor

Peter tosh est né le 9 octobre 1944 à Grange Hill, dans le Westmoreland en Jamaïque, de son vrai nom Winston Hubert Macintoch. Il n'a pas connu son père, James MacIntosh, un pasteur, qui refusa de le reconnaître. Sa mère, Alvera Coke, le confia à une tante dans la ville côtière de Savana La Mar. Il passa son enfance à la campagne et a connu la vie de ferme dans une région paisible. Issu d'une famille très pauvre, le jeune winston Hubert arrêta l'école après l'enseignement primaire, vers l'âge de 10 ans, personne dans sa famille n'est en mesure de lui assurer une éducation décente et il devient un gamin des rues…
Peter s'installe dès son adolescence chez son oncle à Denhamtown, un des quartiers chauds de Kingston. Il partage son temps entre la rue, l'école et la chapelle du quartier.
Il fréquentait la paroisse pour avoir accès à la guitare que le pasteur lui confiait de temps en temps. Il était aussi un bon pianiste très tôt. Il a pratiqué la chanson la chanson en intégrant la chorale. Très attiré par le son de la guitare, Peter se fabrique son premier instrument avec un bout de bois, une boite de fer blanc et du fil de nylon sans savoir que la guitare deviendrait partie de lui même, une de ses armes. il est, comme on le sait, un pionnier du reggae jamaïcain.
La rencontre avec bob :
En 1962, comme tous les aspirants musiciens de sa génération, Tosh atterrit chez Joe Higgs. Un certain Robert Nesta Marley et son copain Bunny Livingstone (Bunny Wailer) ont rencontré Peter Tosh lors d'une séance organisée par Higgs. Joe Higgs étaait un artiste qui avait une autorité et une légitimité sur les jeunes du ghetto. Higgs était un modèle pour Bob Marley. Rappelons que Bob aussi était privé de père et trouvait en Higgs un maître sur le plan musical et le père qu'il n'avait pas connu. Peter Tosh très bon guitariste et chanteur talentueux se joint à Bob et Bunny pour former un trio qui aura pour nom "The Wailing rudeboys", puis "The Wailing Wailers" et enfin "The Wailers"..
Rapidement ils deviennent amis, Peter apprend la guitare à Marley, et ils décident de monter un groupe. Sous l'impulsion de Higgs, Peter, Bob et Bunny marient leurs timbres de voix si distincts : le plus célèbre groupe de raggae jamaîcain était né. Sous la direction de Joe Higgs, de Coxsone Dodd, de Lee Scratch Perry et enfin de Chris Blakwell (de chez Island) le groupe enregistre plusieurs albums. studio one :
C'est un jour d'août 1963 que Higgs et Seeco emmènent les Wailers auditionner chez Clément Coxsone Dodd, le propriétaire du Sound System Sir Coxone Downbeat, qui venait de monter son studio : le Studio One, c'est là que les trois jeunes apprendront plus tard à vivre de la musique.
Après l'audition des 1er morceaux, Dodd ne semblait pas emballé et conseille aux jeunes de revenir, mais c'est Peter Tosh, qui déterminé poussa le producteur et ses amis à tenter une nouvelle chanson : "Simmer Down". Coxsone séduit, signa de suite les Wailers, qui deviendront quelques mois plus tard n°1 des charts avec ce titre. Entre 1963 et 1966, les Wailers travailleront pour Coxsone Dodd ; en solo, Peter enregistrera "Can't you see" ou "Shame on scandal" pour Coxsone, "Maga Dog" et "Leave my business", pour Joe Gibbs à la même période.
En 1966, les Wailers se séparent de Coxsone et créent leur label Wailing Soul pour s'auto-produire. Peter en solo, affirme de plus en plus son penchant "engagé" dans des chansons comme "Funeral", "Fire Fire", ou "Steping Razor".
En 1968, sous l'influence d'un producteur comme Lee Perry qui a su faire rencontrer les Wailers et les Upsetters, le rythme du rocksteady se ralenti pour devenir le reggae.."Bob part aux USA voir sa mère. Il y resta quelques mois, Bunny va en prison pour détention d'arme et usage de marijuana. (Peter lui aussi ira en prison ou y fut même tabassé, ce qui n'a fait que renforcer la haine qu'il avait envers la police).


Bob à son retour des Etats Unis en 1967 devient le leader incontesté des Wailers, il rejoint le mouvement rasta avec ses deux compères. Lee Perry va les faire enregistrer un certain nombre de titres aujourd’hui devenus des classiques : "Soul Rebel," "Duppy Conqueror" ou encore "Small Axe
Entre 1966 et 1972, les Wailers enregistreront plus de 80 titres avec des producteurs comme Perry, Danny Sims, Lesly Kong ou pour eux même (Wailing Soul, Tuff Gong).
La rencontre Lee Perry, Peter Tosh, donnera aussi en 1970 un superbe "Rightful Ruller" sur lequel le godfather U ROY fera sa première apparition.
Pour rappel, The wailers avec peter tosh comme chanteur principal, « shame and scandal », « can’t you see », « soon come », stop that train », « the toughest », “sinner man”.
La séparation : En octobre 1972, les Wailers signent un contrat avec Island Records. Peter Tosh co-signe "Get up, Stand up" et interprète "400 years" et "Stop that train" pour les albums Catch a Fire et Burnin', puis, déçu par le manque de revenu après la tournée qui donnera Talking Blues, et certainement de la place grandissante que prenait Marley dans les Wailers rebaptisé Bob Marley & the Wailers, il décida de quitter le groupe fin 1973.
Mais le désir d'être libre par rapport aux maisons de production pousse Peter et Bunny à partir. Nous sommes donc en 1974, le trio historique des Wailers se sépare. La carrière solo : Peter Tosh démarre alors une carrière solo. En 1976, Il crée son propre label : Intel Diplo HIM (abréviation de Intelligent Diplomat for His Imperial Majesty).
il sort « Legalise It » la même année et produit son mythique "Legalise It" avec la participation de Bunny, des frères Barett, de Judi Mowatt et de Rita Marley. . Pour l'anecdote, signalons que Peter a épousé la soeur de Bunny. Une grande famille en somme... Mais on ne comprend toujours pas pourquoi Peter n'a pas assisté aux obsèques de Bob Marley. ". Peter Tosh se démarque de la ligne de Bob Marley avec des textes plus revendicatifs, plus violents et surtout plus pessimistes.
Il a participé en tant que musicien à l’enregistrement de divers albums comme, « blackheartman » de bunny wailer(guitare et mélodica), « rastafari dub » de ras michæl(guitare wah wah).
Profitant du méga concert de la paix et de la réconciliation (Kingston Avril 1978), il réitère son message qu'il avait lancé dans l'album "Equal Rights" : "Everyone is crying out for peace yes None is crying out for justice. I don't want no peace I need equal rights and justice. Got to get it Equal rights and justice " La paix est un diplôme qu'on vous délivre à titre posthume au cimetière."



Après Equal Rights, Peter arrête de travailler avec les musiciens de Marley, et s'entoure de Sly & Robbie qui forment alors son groupe officiel, le "Word Sound & Power". Il rencontre les Rolling Stone qui l’emmène dans une tournée à travers les USA et l'Europe. De cette collaboration naîtront deux disques "Bush Doctor" et "Mystic Man" produit par mike jagger en 1978 sur son label Rolling Stone Records, et ils signent un duo ensemble, "Don't look back". Tosh enchaîne les concerts en Jamaïque et ailleurs dans le monde. il s'entoure du plus célèbre duo rythmique de la planète reggae à savoir Robbie Shakespeare à la guitare et Sly Dunbar à la batterie et Dean Fraser, la référence saxo du reggae. Il forme le groupe "Word Sound & Power" qui l'a accompagné partout : les albums "Bush Doctor", "Mystic Man", "Wanted dread and alive", "Mama Africa" "Captured Live", et "Nuclear War". en 1983 il part découvrir l'Afrique.
La mort : Le 11 Septembre 1987 au soir,après avoir sorti ce qui sera son dernier album « No nuclear War », il est assassiné chez lui. trois pseudo-cambrioleurs armés font irruption chez lui et le tuent. Sa femme et ses invités qui étaient présents furent blessés. Parmi les meurtriers se trouvait une ancienne connaissance de Peter Tosh. Les circonstances de sa mort restent floues. On parle d'un marché que Peter n'aurait pas respecté, d'un règlement de compte, de la police politique, cia... Peter Tosh était sur le point de prendre le contrôle d'une station radio très populaire en Jamaïque et voulaient transformer cette radio généraliste, la seule indépendante en Jamaïque, en une radio 100% reggae. Peter tosh a été victime d'un complot ou d'un contrat. L'un de ses meurtriers est aujourd'hui en prison, les deux autres assassins courent toujours... Il ne saura donc jamais qu’il remporta le 1er Grammy Awards catégorie meilleur album reggae. Peter Tosh est entrer dans la légende... Peter Tosh reste l’un des artistes reggae les plus engagés de son temps. à signaler l'exellent documentaire "stepping razor red x" sur sa vie...
Il avait une mauvaise réputation, L'étiquette de bad boy des Wailers lui collait à la peau. La véhémence de ses propos, ses rapports avec la presse et son tempérament en font l'image contraire de Bob Marley. Son engagement dans la lutte anti-apartheid en Afrique du sud et ses prises de position en faveur des opprimés de tous les pays lui attiraient quelques ennuis avec la police politique de l'île.
"J'ai toujours été plus respecté à l'extérieur de Jamaïque ... je ne suis jamais allé en prison à l'extérieur... je n'ai jamais été brutalisé par la police ... et surtout, je ne vois pas tant de mauvais esprits qui ne veulent pas voir les progrès que nous apportons et qui veulent absolument nous détruire." peter Tosh« If you wanna live
Treat me good
If you wanna live, live
I beg you treat me good

I'm like a walking razor
Don't you watch my size
I'm dangerous
Said I'm dangerous

I'm like a chopping razor
Don't you watch my size
I'm dangerous, dangerous

If you eat asphalt
I beg you treat me good
If you drink lead soup You better treat me good …”

23 novembre 2006

Mabraq 11


Mabraq Journal rastafari francophone :
le numéro 11 du mois de novembre 2006
à télécharger librement ci dessous :

22 novembre 2006

dub poetry

Grand parent du rap, ancêtre du slam, la poésie dub, « dub poetry, est à la source de beaucoup de mouvement musicaux…
Mais tout d’abord revenons sur le dub et son apparition. On raconte que le dub est né d'une mauvaise manipulation. C’est l'ingénieur du son byron smith, qui en 1967, grave un disque de rock steady pour le sound-system de Rudolph Redwood. Il fait alors une grossière erreur : il oublie de connecter la piste des voix lors de l'enregistrement. Redwood, qui est présent, lui suggère de tester cette version dépouillée dans son sound-system étant donné que le disque est irrécupérable ils n'ont rien à perdre. On connaît le résultat. Le morceau devient un tube. L'ingénieur du son acquiert avec le dub une place inédite dans la production phonographique. Ses remixes sont de pures créations, reconnus et signés.
Le Dub consiste à rajouter des sons, ralentir, ou accélérer la partie musicale d’un morceau reggae, et à utiliser des effets comme le delay ou l’écho. La basse et la batterie sont misent en avant. Les vocaux sont atténués, dispersés par le mixage. Mais Le dub n’est pas simplement une version instrumentale d’un morceau reggae, c’est bien plus…
… Les premiers albums "strictement" dub : "Dub Gones Crazy". Considéré comme le père fondateur, King Tubby campe dans son studio Home Town Hi Fi en compagnie de deux autres dub masters : Lee "scratch" Perry et Bunny Lee. En 1973, ils jouent pour la première fois sur les effets stéréo en utilisant de la distorsion : "Blackboard Jungle Dub". Autres pionniers : Errol T, Keith Hudson ("Pick A Dub"), Joe Gibbs ("African Dub"), ... Plus tard, de son côté, Lee Perry, le "scratché" sera le premier à faire résonner la réverbe dans son Black Ark Studio.
Dub poetry : Le dub poetry est de la poésie scandée un peu à la manière du "slam" sur des rythmiques reggae-dub.
Il reste un mouvement à part dans le reggae, Apparu dans les années 80 La dub poetry est un mouvement né en Jamaïque, sur l'idée d'un mélange entre musique et poésie. Le "poète dub" pose ses textes sur des rythmiques reggae,dub. La musique dub sur laquelle le poète pose a souvent une création d'orchestration complète, avec section rythmique et cuivres, et les textes sont engagées et radicaux.
Les pionniers : C ‘est Prince Far I qui ouvre la voie.. Il sera suivi par Michaël Smith, Sister Breeze, Oku Onuora. Mais c’est surtout LKJ, "linton kwesi johnson" qui lance ce nouveau genre avec le célèbre et redoutable "It Dread inna Inglan" ou le provocateur "england is a bitch". On peut aussi citer Mutabaruka avec "Everytime a ear de soun' "
Proche du spoken-word américain. et plus récemment Benjamin Zephaniah, ici avec "one tribe":


qui a été lu par Bob Marley et Nelson Mandela ... la dub-poetry est réaliste et militante. L’économie gouverne le monde. Le combat doit se situer sur ce terrain. L.K.J. avec "Reality poem" attaque les Rastas qui s’embourbent dans le mysticisme ". "Ni Jah, ni Maître". d’autre artistes dub poètes : Jean "Binta", Michael St.George, D'bi Young, ahdri zhina mandiela, Lillian Allen, yasus afari, et "the last poets" pour l'inspiration... Ces artistes modernise la forme de la contestation tout en gardant la base spirituelle des rastas.
Le phrasé colle à la ligne de basse qui est toujours énorme dans le dub, pour mieux enfoncer le message. Le Dub Poetry reprend souvent les thèmes et les revendications des rastamans, mais s'intéresse de plus près à l'engagement politique et social contre le racisme, l'impérialisme, les problèmes économiques... Il recèle une grande force contestataire, ce qui l'éloigne des circuits de productions habituels. Linton Kwesi Johnson, l'ambassadeur, le véritable représentant de la dub poetry.
Arrivé en Grande-Bretagne à l’âge de 11 ans, il obtiendra une licence en sociologie et rejoindra les Black Panthers (beaucoup moins radicaux en Angleterre qu'aux usa).
Il monte un groupe, les Rasta Love où il fait ses premiers essais musicaux. Son premier recueil "Voices of the Living and the Dead" est édité en 1974. C'est de sa rencontre avec Dennis Bovell que sort en 1977, Dread Beat An' Blood, adaptation du recueil du même nom. et produit un opus "reggae underground".LKJ écrit et récite ses poèmes en patois jamaïcain, il dénonce le racisme, les inégalités sociales et les dégâts du capitalisme :
« fashist an di attack noh baddah worry ´bout dat fashist an di attack wi wi´ fite dem back » Fite Dem Back, extrait de l'album" Forces of victory" sorti en 1979 . parole de Five Nights Of Bleeding :

"Madness, madness
Madness tight on the heads of the rebels
The bitterness erup's like a heart blas'
Broke glass, ritual of blood an' a-burnin'
Served by a cruelin' fighting
5 nights of horror and of bleeding
Broke glass, cold blades as sharp as the eyes of hate
And the stabbin', it's
War amongs' the rebels
Madness, madness, war"


extrait d'un interview de lkj : ton approche résolument lucide faire croire à certains que tu renie ton héritage culturel jamaïcain…"-On m’a souvent reproché en effet d’avoir écrit Reality Poem pour critiquer la mystique fataliste des rastas. Même si le rastafarisme a eu une influence déterminante sur la musique reggae, le reggae n’est pas l’apanage exclusif des rastas. qu'est ce que tu penses de l’attitude des maisons de disques envers la musique reggae ? "Comme tu le sais, j’ai aujourd’hui mon propre label LKJ Records, mais auparavant j’ai travaillé pour Island et j’accorde une licence à la Warner pour distribuer mes disques en Europe. Je pense que les artistes reggae n’échappent pas à la règle. Il est impossible d’être en tant qu’artiste en bons termes avec des organismes qui cherchent à gagner de plus en plus d’argent au détriment de l’art et de la culture. Les maisons de disques respectent les modes et lorsque Bob Marley est mort, et même avant, elles ont purgé leur catalogue reggae. Plus que jamais, il faut savoir les tenir à distance, c’est difficile, pour moi comme pour les autres. Je crois qu’on ne peut pas avoir « de bonne relations » avec sa maison de disques. Elles ne peuvent être que mauvaises ou moins mauvaises… "LKJ.


"oku onuora"

19 novembre 2006

18 novembre 2006

17 novembre 2006

13 novembre 2006

hommage à fluoman, le peintre rasta

fluoman est le plus grand Artiste peintre français rasta.
Il nous laisse 500 oeuvres toutes réalisées à base d'acrylique fluorescente. Chaque peinture réagie à la lumière noire, à l’ultras violet.
il passa sa jeunesse à Marseille, puis s'installa dans la ville de Chartres au début des années 80 et y resta jusqu'en 2000, Il y réalisa plusieurs expositions, dont une au musée des Beaux Arts.Il retourna en 2001 à Marseille, la « ville de son cœur », dans le quartier des Goudes afin de pouvoir étudier la luminosité propre à la Méditerranée, il réalisa une série de toiles illustrant sa vision fluo du littoral phocéen. On peut encore voir deux peintures murales fluo dans les travées du Stade Vélodrome. Lors des matchs, drapeaux et grandes voiles étaient préparés par fluoman. Ce travail a été effectué en collaboration avec le groupe de supporters MTP (Marseille Trop Puissant).
Il a voyagé à travers le monde, et particulièrement en Afrique, où il a réalisé de nombreuses toiles. En 1980 Fluoman part en Jamaïque, et réalise une fresque murale à Tuff Gong, dans la résidence de Bob Marley qu'il avait rencontré personnellement quelques mois avant, lors de concerts à Paris. Il a également peint chez Joseph Hill du groupe Culture avec qui il avait de très bonnes relations.
Fluoman est un pionnier de la culture rasta en France. Il est un des fondateur du label français « Jah Live » dont il conçu les jaquettes de la plupart des productions vinyles. " jah live " a organiser également des concerts de reggae à Paris en faisant venir des Jamaïcains qui n’avaient jamais jouer en France auparavant : Culture, The Congos, Ras Michael... Lors de ces concerts il exposait des toiles en décors de scène qu'il éclairait pendant les prestations des artistes. Fluoman a nommé ce principe d'éclairage fluo en live "Sound System Fluo" ou "Fluo System". un court métrage « Fluo System » fut réalisé en 1981.Ce jeu de couleurs hypnotise le public et transcende les artistes, c'est la réunion entre la musique et la peinture. FLUOMAN peindra un grand nombre de Back-Drop (peinture de fond de scène) destiné au fluo system.
FLUOMAN nous a quitter durant l'hiver 2005, son fils ELIJAH et Fabien un grand ami de FLUOMAN, ont créer une formation musicale. ils jouent dans le groupe de reggae AFRICABLIZ’E .
Aujourd'hui, ce groupe est composé de 11 musiciens, d'un danseur, de deux ingénieurs du son et de lumière et perpétue les "fluosystem".

12 novembre 2006

Proverbe Rasta

-"Half of the story has never been told."-

10 novembre 2006

bob marley et le football

bob marley lors d'un match de foot, un journaliste posa à bob marley, cette question : " Monsieur Marley, ne trouvez-vous pas étrange de jouer une musique de pauvres et d’être aussi riche ? "
Bob Marley : (dans un survêtement aux couleurs de la Jamaïque, ses nattes dissimulées sous un bonnet de tricot répond) : "I am what I am"
robert nesta marley Passion d’enfance commune aux enfants des ghettos de Kingston, seul sujet d’unanimité entre les Wailers et leur entourage, amour du beau jeu argentin et brésilien, ultime distraction pendant son agonie, le football accompagne la vie du « Tuff Gong » jusque dans ses derniers instants.
Partout ou il allait et ceux Malgré ses obligations musicales, robert nesta Marley réservait toujours un temps pour jouer au foot. Ainsi sur la route, ce devint une pratique habituelle que de participer aux parties amicales, souvent contre une sélection de journalistes musicaux ou des équipes d'enregistrement. On peut dire qu'après la musique et les femmes le football est ce qui compte le plus aux yeux de Bob Marley. Il possède cette dextérité au pied par laquelle on reconnaît, au Brésil en Afrique comme aux Caraïbes celui qui a grandi dans le ghetto. "I love music before I love football. If I love football first, maybe that a bit dangerous, because the football is very violent. If a man tackle you hard, it brings feelings o' war!" -"J’aime la musique avant le football. Si j’aimais le football d’abord, ce serait peut-être un peu dangereux, parce que le football est très violent. Si un homme te tacle durement, ça te donne des sentiments guerriers."b.m.
Passion d’enfance commune aux enfants des ghettos de Kingston, seul sujet d’unanimité entre les Wailers et leur entourage, amour du beau jeu argentin et brésilien, ultime distraction pendant son agonie, le football accompagne la vie du « Tuff Gong » jusque dans ses derniers instants...
bob marleyPartout ou il allait et ceux Malgré ses obligations musicales, robert nesta Marley réservait toujours un temps pour jouer au foot. Ainsi sur la route, ce devint une pratique habituelle que de participer aux parties amicales, souvent contre une sélection de journalistes musicaux ou des équipes d'enregistrement. On peut dire qu'après la musique et les femmes le football est ce qui compte le plus aux yeux de Bob Marley. Il possède cette dextérité au pied par laquelle on reconnaît, au Brésil en Afrique comme aux Caraïbes celui qui a grandi dans le ghetto.
La passion du foot en jamaique : bob et le footLes colons britanniques ont importé le football aux Antilles à la fin du dix-neuvième siècle. Le premier club officiel se crée en 1893, et rapidement d’autres suivent dans les principales villes de l’île, à Kensington, Melbourne, Kingston, Lucas, et à Saint-Georges. Avant même l’indépendance obtenue en 1962, une sélection nationale dispute des rencontres amicales, principalement contre Haïti et Trinidad & Tobago, voire dans le cadre de petites compétitions régionales comme les Central American and Carribean Games.
Le football s’est surtout développé dans les ghettos des Rude Boys de Kingston, notamment dans celui de Trench town qui voit grandir Bob Marley. La Jamaïque, comme les autres îles des Antilles britanniques, reste majoritairement réfractaire aux sports nobles anglais comme le cricket et le polo.Les wailers, une équipe de foot : Presque tous les membres du groupe adoraient le foot, mais le plus passionné était Alan Skip Cole. Un des meilleurs amis de Bob, il était l’ancien avant centre de l’équipe de Jamaïque, ni plus ni moins le meilleur joueur des Antilles britanniques de tous les temps. Il permettait aux Wailers de suivre un véritable entraînement quotidien. Chaque soir, après le travail au studio, Marley ne manquait jamais la partie de soccer dans la cour du 56 Hope Road. Bob Marley & the Wailers avait équipé le bus de la tournée d'une télé pour qu'il puisse suivre les matchs. A chaque étape, des matchs étaient disputés, parfois très sérieusement, contre des équipes de journalistes locaux ou des membres des maisons de disques, voire des petits clubs. robert nesta marleyEn 1980, pour l’ultime tournée, un véritable tournoi fut organisé en marge d’un concert londonien dans un stade indoor près de Fulham, un des quartiers et club de la capitale anglaise. Bob a également joué avec les joueurs professionnels du FC Nantes comme Henri Michel, du PSG et probablement avec d’autres clubs professionnels lors du passage des Wailers dans leurs villes.
On dit que quand Bob jouait de la musique, le ballon n'était jamais très loin. Il jouait au football presque tout le temps avant un concert, en coulisse ou pendant l’entracte. Et lorsque Bob jouait au football, sa guitare n'était jamais très loin non plus. La musique et le football n'étaient jamais dissociés. En 1978, le « Kaya tour » fut le grand moment footballistique de la carrière des Wailers. Tout fut prévu pour suivre le plus de match possible de la Coupe du Monde en Argentine. Cette année-là, le trophée fut soulevé par l’Argentine. Bob était un fervent admirateur du jeu latin. Lors de la tournée, le passage en Amérique du Sud lui permit de rencontrer le joueur argentin Paulo Cesar. Alors rien d’étonnant à ce que le plus grand concert qu'il ait donné se soit déroulé dans un stade de football : le mythique stade San Siro à Milan. Le 27 juin 1980, devant 100000 personnes.bob marley La blessure du « tuff gong » : La légende veut que Bob Marley décède des suites d’une blessure mal soignée provoquée lors d’un match de football. Comme beaucoup d'histoires au sujet de Bob, c’est n’importe quoi. Quand Marley s'est blessé à l'orteil, le cancer était déjà présent dans son corps. La rencontre : Selon les témoignages de journalistes français ayant participé à ce match en 1977 à Paris. La rencontre a lieu Quai Branly,en mai, sur un terrain coincé entre la Seine et l'hôtel Hilton, à la veille de leur concert parisien. D’un côté, Bob Marley, les Wailers et quelques journalistes de la presse rock, en face, une équipe composée de célébrités. Bob Marley est ailier gauche. Les Wailers se répartissent au centre et à l’arrière. mais lors de cette partie Bob Marley s’est blessé au pied. Mi-temps. 1-0 bob marley et le foot.. La douleur le contraint à sortir du terrain. en fait dès 1975, l’ongle de son gros orteil le faisait souffrir, il avait contractée cette blessure lors d’un match à Trench Town.et c'est au cours de ce match en 1977, à Paris, que cette vieille blessure s'est réouverte lors d'un choc avec un adversaire. Ce n’est pas sa blessure au pied qui mènera Marley à la mort car au moment où Bob s’est blessé à l’orteil, le cancer était déjà présent dans son corps. En fait, la blessure au pied de Bob, en 1977, a aggravé celle contractée deux ans auparavant, et n’a fait qu’empirer son état général, mais elle n’est pas directement à l’origine de son décès.
il fêta, son ultime anniversaire le 6 février 1981, et visionna avec ses amis Junior Marvin, Seeco et Tyrone Downie une émission dédiée au Roi Pelé. Un dernier bonheur avant l’issue fatale, le 11 mai 1981… merci à reggae.fr pour la source.
Deux de ses enfants ont mêmes décidés de lancer une marque de chaussures de sport en son honneur dont le nom est « Bob Marley » Les modèles créés sont bien sûr aux couleurs rasta : vert, jaune et rouge. Le modèle Cool Running fait directement allusion au football puisqu'il ressemble à une basket de foot, les crampons en moins.
"Football is a whole skill to itself. A whole world. A whole universe to itself. Me love it becauseyou have to be skilful to play it!Freedom! Football is freedom." Bob Marley

-" Le football est une aptitude à part entière. Un monde à part entière. Un univers entier en soi-même. J’aime ça parce que tu as besoin d’être doué pour y jouer. Le football, c’est la liberté."

08 novembre 2006

U-Roy "Jah son of Africa"



U-Roy "Jah son of Africa" :




Un incontournable du Roots reggae , "Jah son of Africa" de U-Roy, son 8° album sorti en 1978 sur le label Virgin produit par Tony Robinson.



U-Roy c'est du gros dub et du gros roots en même temps, un des djs les plus ancients, bien que Sir Lord Comic et King Stitt l'ont précédés, c'est lui qui est à l'origine du deejaying ( en tout cas de sa reconnaissance au niveau international).


U-Roy " Rivers of Babylon" :






"Jah son Africa", ou des titres légendaires que U-Roy rend inoubliable en toastant entre les paroles des ancients, "Rivers of Babylon", "jah son of Africa":


"I got to tell you goodbye", et que dire du "peace and love in the ghetto":

"Africa for the Africans"...



  1. Jah Son Of Africa


  2. Rivers Of Babylon


  3. Tom Drunk


  4. Peace And Love In The Ghetto


  5. Running Around Town With Tom


  6. I Got To Tell You Goodbye


  7. Herbman Skanking


  8. Africa For The Africans


  9. Love In The Arena

U Roy de son vrai nom Ewart Beckford ou de son surnom "The Generator"est né le 21 septembre 1942 à Jones Town en Jamaïque.


Il commence en 1961 avec King Tubby en tant que DJ de Sound System.

07 novembre 2006

06 novembre 2006

hailé sélassié, ras tafari makonnen

Hailé sélassié est le 225° descendant direct de Salomon a s’asseoir sur le trône de David et le 111° empereur d’Éthiopie (Éthiopie veut dire visages brûlés,"aithiopes").
Hailé sélassié est né le 23 juillet 1892, dans la province du Harrar, son signe du zodiaque est le lion. Il est le fils de ras makonnen-ménélik 2 qui a battu les italiens quand en 1896, ils tentèrent d’envahir l’éthiopie. sa mère s’appelait wayzaro yahimabet mais il ne l'a pas connu car elle est morte du choléra en 1894. Il épousa l’impératrice Menen asfaw le 31 juillet 1911, ils eurent 6 enfants.
Proclamé négus, en octobre 1928, sous le nom de Hailé Sélassié, qui veut dire "force de la Trinité", il est couronné empereur de l’Éthiopie, à la mort de l’impératrice, le 2 novembre 1930, dans la cathédrale saint georges a addis abeba. cette date est devenue jour de fête nationale. son titre est hailé sélassié 1°, négus négesti, « le roi des roi », lion de Juda, défenseur de la foi chrétienne, force de la trinité, élu de dieu. Hailé sélassié est alors à la tête de la plus ancienne dynastie du monde.
Très tôt, le futur empereur s’initie aux responsabilités du pouvoir. Il a treize ans, en 1905, lorsque son père lui confie le gouvernement de la province du Gura Muleta.
mais l’ethiopie est envahi par l’Italie en 1935, qui l’incorpore à l’Afrique orientale italienne. En octobre le gouvernement de Mussolini décide d’envahir l’Éthiopie à partir de l’Érythrée et de la Somalie, l’empereur oppose une héroïque résistance à la tête de ses troupes mais son armée est nettement inférieure. Il décide alors, en accord avec le Conseil des ministres et après avoir nommé un vice-roi (le ras Imrou), de s’expatrier ; en mai 1936, il se retire à Bath, en Grande-Bretagne. La même année, le 28 juin, il lance le fameux appel à la sécurité collective depuis la tribune de la Société Des Nations unis. À Genève, appel qui ne sera pas entendu, les sanctions contre l’Italie seront levées. Il entreprend quelques années plus tard la libération de l’Éthiopie : après avoir rallié les Éthiopiens réfugiés au Kenya et au Soudan, il vient à Khartoum en juillet 1940 (l’Italie vient de déclarer la guerre aux Alliés) et assure la liaison entre ses troupes et l’armée anglaise ; le 5 mai 1941, il fait une entrée triomphale dans sa capitale libérée par les brigades anglo-indiennes avec l’appui des Forces françaises libres.
Hailé sélassié remonte sur le trône en 1941, pendant la 2°guerre mondiale, il y restera jusqu’à sa mort. Hailé Sélassié développa la politique de modernisation progressive lancée par l'empereur Ménélik II .
L’ Éthiopie est admise à la société des nations unis en 1926, Il supprima également une pratique très ancienne, l'esclavage, dans l'Empire par des décrets de 1918 et 1923. Il introduisit l’électricité en 1960, il tourna lui même l’interrupteur qui apporta la lumière à son pays.
Il créa l’institut éthiopien impérial de l’administration publique en 1956. Il fonda le premier théâtre « hailé sélassié 1 théâtre » qui fut inauguré en 1955. Il inaugura l’école des beaux arts a addis abeba en 1958. Il se consacra lui même à l’établissement d’un système éducatif national. Il créa dix collèges universitaires comprenant la faculté des arts, du droit, des sciences et de l’éducation, l’administration commerciale, la santé publique, l’agriculture, la théologie d’ingénieur, l’architecture, la médecine et les sciences sociales. Il envoya des jeunes étudiants étudier à l’étranger…
il est le premier empereur éthiopien a avoir écrit une constitution, en 1931 (qui sera révisé en 1955. il ordonna la constitution de la fédération mondiale éthiopienne incorporée en Afrique et à l’étranger le 25 août 1937 a new york. il donna à cette occasion des terres fertiles appelée shashamane aux africains du monde. l’académie de police fut fondée en 1947, et il créa la première armée de l’histoire de l’Éthiopie. Il créa la première banque en 1963. il acheta lui même les deux premières presses d’imprimerie, il donna à l’o.u.a. l’organisation de l’unité africaine, son premier siège à addis abeba, il en fut le président.
Il fut le premier empereur d’Éthiopie à voyager dans le monde, et visita la jamaique en avril 1966, ou il écouta les tambours nayabinghi de count ossie et de mystic revelation of rastafari. Il offrit des médailles d’or aux frères rastafari. Il visita, Londres, new York, discours à l'onu :
l’Italie, l’URSS, la france: "le négus à l'élysée", le brésil, l’Ouganda, le Kenya au Ghana il décora le président nkruma de la plus haute distinction : l’ordre exalté de Saba, en Tanzanie, il signa un accord afin de fournir une assistance aérienne en cas d’agression étrangère. Il fut l’instrument d’une solution pacifique dans la confrontation algéro-marocaine, sénégalo-guinéenne, soudananaise- republique arabe unie (crise de suez), guerre civile au soudan et crise nigériane... « si l’homme veut survivre sur cette planète, la course aux armes qui étrangle l’humanité de son étreinte déraisonnée et inexorable doit être arrêtée. Grands et petits doivent rechercher le moyen d’atteindre ce résultat. » H.i.m.
Hailé sélassié était à la tête de l’église éthiopienne orthodoxe, il négocia avec le patriarche d’Alexandrie le droit pour l’église éthiopienne de choisir sa propre tête, en 1950, le premier abuna éthiopien fut installé. Mais en matière de religion, la politique du gouvernement était guidée par la déclaration d’hailé sélassié : « la religion est personnelle, l’état est pour tous »
Il nomma en avril 1974 son petit fils zera yacob, fils d’asfa wossen, pour lui succéder au trône après sa mort. Mais le 12 septembre il fut victime d’un coup d’état militaire dirigé par mengistu hailé mariam, la monarchie éthiopienne est définitivement abolie. il fut emprisonné au palais ménélik. Il meurt le 27 août 1975 à l'âge de 85 ans assassiné par les officiers marxistes qui l'avaient déposé en prenant le pouvoir un an plus tôt.
La version officieuse dit que Mengistu (ou ses sous officiers) l’assassina en l’étouffant avec un oreiller durant son sommeil. et cacha le corps dans du béton sous son propre bureau. Aucune photographie post-mortem ne fût envoyée à la presse et l’Ethiopian Herald du 28 août 1975 annonçait laconiquement : “Haïlé Sélassié I, précédemment Empereur d’Ethiopie, est mort hier. Un accident circulatoire est à l’origine de sa mort. » Aucun renseignement ne fût par ailleurs donné sur le lieu et la date de l’inhumation de l’empereur.
… En 1992, on croit retrouver le corps de l’empereur, enterré sous une dalle de béton située sous son ancien palais. On l’incinère lors d’une cérémonie le 23 juillet 1992, lors du centième anniversaire de sa naissance. Provisoirement placé dans le mausolée royal d’Addis Abeba, le gouvernement du premier ministre Meles Zenawi a finalement autorisé (à contrecœur semble-t-il) des funérailles officielles. Le dimanche 5 novembre 2000, vingt cinq années après sa mort, une longue procession funéraire a suivi la dépouille (supposée) de l’empereur. Les reliques du négus sont entreposées dans la crypte de l’Eglise orthodoxe de la Trinité.
Son successeur mengitsu a instauré un régime de type socialiste qui s’est transformé en une dictature sanguinaire qui dura jusqu’en 1991, il est appelé le "négus rouge".
hailé sélassié est vu par beaucoup comme le père de l’unité africaine. A l'anniversaire de l’o.u.a. le 25 mai 1964, il dit " l’Afrique sera libre, prenons la résolution que les vieilles blessures seront guéries et les cicatrices effacées, oubliées."

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